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Vendredi 25 avril 2008
Lorsque je vivais à Marseille je ne voyais et n'entendais que presque pas les petits oiseaux.

Depuis que les affreux goélands sont protégés, ils pullulent. Ce sont des oiseaux côtiers qui se sont habitués à la terre des hommes. Ils fouillent les poubelles, ils ont un bec très puissant et une envergure qui doit avoisiner le mètre et même qui le dépasse largement selon l'article "goéland argenté" (c'est l'espèce de goéland qui défigure Marseille). Ils fientent tout le temps et ils font fuir les autres espèces d'oiseaux notamment les petits oiseaux. C'est pourquoi on n'entend que rarement les petits oiseaux à Marseille.

Bref , à Montgenèvre on peut voir et entendre les petits oiseaux. J'aimerais bien pouvoir en nommer les espèces.

Mais je ne connais vraiment que les piafs qui me ravissent. Ils vivent en bandes ; ce sont de joyeux compagnons. Ils ont un petit cri, ils semblent avoir mis un plumage bien étudié pour le froid. Sans dout sont-ils plus propres qu'en ville car leur plumes forment un ensemble harmonieux qui font penser à l'habit des moines : c'est pourquoi ce sont les moineaux. Mais les moineaux de Paris ou de Marseille sont plus rares et ont un plumage imprégné de cambouis. Ce n'est pas le cas ici, c'est pourquoi on les regarde volontiers.

J'en vois d'autres espèces ; ils sont  plus beaux que les piafs ; hier j'ai pu en observer un avec une sorte de queue de pie et une tête massive ; il s'agissait d'un bergeronnette grise dite aussi "hoche-queue". Elle sautillait sur le trottoir de la pharmacie et poussait un petit cri fait d'une seule note. Sa queue élégante et noire justifie un de ses noms : hoche-queue. L'oiseau (ou l'oiselle) est insectivore, protégeons-le car il nous débarrasse des mouches et il est ravissant !

Ceux qui s'y intéressent peuvent aller sur ce lien d'où j'ai tiré des renseignements :

http://www.oiseaux.net/oiseaux/bergeronnette.grise.html
Par Denis Merlin
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Jeudi 3 avril 2008
Vous qui n'êtes pas d'ici ne savez peut-être pas qu'avant 1713 le hameau de Clavières (orthographe de Charles Maurice dans "Aux Confins du Briançonnais d'autrefois" dépendait de la "communauté" (comme on disait alors) de Montgenèvre.

Ce hameau a pris une vie autonome à partir du rattachement des "vallées cédées du briançonnais" au duc de Savoie, en 1713.

D'à peine quelques maisons et une église, ce hameau a été entièrement détruit courant 1944.

Aujourd'hui entièrement reconstruit et même étendu le village de Clavières (Claviere en Italien) ne vit plus de l'agriculture mais seulement du tourisme et principalement du ski et du golf "internationaux" en ayant aboli les frontières avec Montgenèvre.

Le seul monument de l'Antiquité romaine subsistant sur Clavières, qui était les vestiges du pont romain enjambant la Doire sous une cascade, bien loin, bien en dessous, de la route dessinées par Napoléon, a disparu, emporté sans doute par les crus de la Doire.

Ce pont on pouvait pourtant encore le voir dans les années 70 du vingtième siècle ainsi que je l'ai lu dans un livre que je n'arrive plus à retrouver.

D'ailleurs en interrogeant la mairie, j'ai pu me le faire confirmer par un "impiegato del commune" (merci à Eugenio de me dire si mon italien est correct) qu'effectivement les vestiges de ce pont avaient disparu. Vraiment dommage car c'était le témoignage de l'ancienne route. Quand j'ai voulu le voir en 2007, il était trop tard.

Aujourd'hui pour l'agrément des touristes le est un pont piétonnier qui enjambe toujours la Doire ripaire et selon l'employé de mairie de Clavières, toujours au même endroit. Je pense que ce même chemin exclusivement touristique (surplombé par le pont tibétain de long d'Europe), reprend l'ancien tracé de la voie romaine.

Cette voie a servi pour le trafic de voyageurs et de marchandises jusqu'à ce que Napoléon dessine la route actuelle en 1804 si je me souviens bien de ce qui est écrit sous l'obélisque de Montgenèvre.
Par Denis Merlin
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Jeudi 13 mars 2008
C'est une poésie qui dit cela, de Théophile Gautier

Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

(...)
Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
II dit : « Printemps, tu peux venir ! »

Prise sur le site :

http://lemurmuredesfantomes.site.voila.fr/08_mars_qui_rit.html

Ici à 1850 mètres d'altitude, nous ressentons pourtant que le printemps arrive. La neige, même si elle est tombée voici trois jours environ n'est plus la même, le rues et les routes sont sèches.

Une surprise pourtant, lors de ma promenade quasi-quotidienne vers le "Rocher diseur" ou "Le Rocher de Dix Heures" (on ne sait), la neige est restée sous les arbres. Je n'ai pu aller aussi loin qu'il y a quelques jours. Je crains de glisser et de tomber sur un chemin qui n'est pas si fréquenté que cela.

Le coup d'oeil de ce sentier est ravissant. Au premier plan on peut voir les arbres et les terrains dénudés typiques de briançonnais. Une nature contrastée, rude, le froid et le soleil, la neige et la sécheresse interdisent les forêts humides et les pelouses vertes, ici tout est sec.

Plus loin des champs de neige piqués de mélèzes sans épines, noirs comme morts et pourtant bien vivant, nous le constaterons dans quelques semaines...

Vers l'est les pentes est du cirques formés par les montagnes derrière le Prarial (Pré Royal ?), les skieurs ont laissé des stries sur la neige. On voit à cela que la neige n'est plus celle, poudreuse d'hiver, mais "transformée", dure du printemps.

Par Denis Merlin
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Jeudi 28 février 2008
Lorsque je me  promène, je crois entendre l'oiseau que mon père appelait la "mésange serrurière",  et que sur Internet  on appelle aussi la  "mésange  charbonnière".

Cette mésange  fait entendre un chant qui ressemble  au bruit que fait le  métal pris dans l'étau du serrurier, lorsqu'il lime.  Ailleurs que dans la sud, on l'appelle mésange charbonnière.

En effet , les oiseaux prennent un peu d'avance pour célébrer le printemps. C'est un enchantement de les écouter lorsque  l'on se promène en adret (versant exposé au midi). Plusieurs oiseaux chantent et je crois  reconnaître la mésange.

"Petits oiseaux,  Dieu vous a créé pour chanter et vous chantez." disait le curé d'Ars. Nous nous somme créés pour aimer. Mais si les  oiseaux chantent c'est qu'ils aiment, car saint Augustin le dit celui qui aime chante.

Dieu, s'il est vraiment la Vie de notre vie, il faut que ça se voie, que nous soyons pour tous l'accueil d'une amitié sans frontières. Alors, on porte Dieu et on communique sa joie en chantant  puisque, comme le dit saint Augustin : «Celui qui aime chante ».

dit Maurice Zundel http://www.mauricezundel.org/mz_pensees.php

Je ne suis pas un adepte de ce Monsieur, juste je viens de le découvrir sur google en cherchant la référence de "celui qui aime chante".


Ce que je peux vous dire c'est nos amis les oiseaux doivent beaucoup aimer parce qu'ils chantent et nous mettent l'âme en état d'aimer et d'être joyeux. Mon amie la mésange serrurière chante et me fait penser aux métiers d'autrefois : comme la lime sur le métal qui va et qui vient.

L’étrange chant de la mésange

Dans notre région, on entend très souvent le chant de la mésange charbonnière. Caractéristique, il consiste en une sorte de chuintement, suivi d’une note plus aiguë. C’est pourquoi, dans le sud du Massif Central, on l’appelle aussi mésange serrurière, en comparant son chant avec le bruit que fait ou faisait, la lime du serrurier.

(Photo : Daniel Bruel. Guide de l’été. Midi Libre)


http://www.guidesdumidi.com/guidedelete/article.php?id_article=265&id_rubrique=41&rub_dept=41&nom_dept=Aveyron

Dans le sud du Massif Central, mais dans les Alpes du sud de la France et du nord de l'Italie aussi...



Par Denis Merlin
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Samedi 23 février 2008
Brook , une amie Australienne m'a assuré avoir vu un lièvre blanc dans la neige, alors qu'elle skiait sur le territoire de la commune italienne voisine de Claviere. Claviere avant 1713 était un hameau de Montgenèvre dont il faisait partie. Nous pourrions la réannexer non ? Je plaisante, bien sûr je le précise à l'intention de mes amis et lecteurs Italiens qui vont me bouder définitivement, si je ne précise pas que je plaisante.

Bref, elle a vu un lièvre variable en hiver et en hiver ils sont blancs, alors qu'ils sont fauve en été. J'en ai d'ailleurs vu un cet été. Il courrait comme un lièvre.

A vrai dire voici ce que dit wikipedia sur le "lièvre variable"

"Le lièvre variable (Lepus timidus), aussi appelé « Monsieur Blanchot » ou « Blanchon », est un spécialiste du camouflage. Il a un corps plus ramassé que son congénère, le lièvre européen, afin de limiter les pertes calorifiques en zone montagneuse, des oreilles plus courtes et des pattes postérieures plus larges pour faire office de raquettes dans la neige poudreuse. Il est un infatigable coureur qui fréquente tous les milieux alpins, à toutes saisons, à la recherche de sa pitance."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Li%C3%A8vre_variable

C'est donc une Dame ou un  Monsieur, timide, mais tous les lièvres sont timides, et qui ressemble à un lapin, car il est plus petit que le lièvre commun, et a de plus petites oreilles.

A la réflexion le lièvre que j'ai vu cet été avait de grandes oreilles sans doute n'était-ce pas le lièvre de Brook.
Par Denis Merlin
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